Le silence des corps et ces signaux qu’on n’écoute pas
Le corps envoie parfois des signaux avant même que l’esprit comprenne.
Pressentiment, hypervigilance, malaise diffus : quand le corps sait avant la tête, faut-il l’écouter — même face aux injonctions familiales ou sociales ?
Avant les mots. Avant les preuves. Avant les décisions.
Le corps sait.
Parfois, il parle à voix basse.
D’autres fois, il hurle.
Quand le corps murmure avant de hurler
Qui n’a jamais eu un mauvais pressentiment ?
Des fois, le corps murmure.
Une mini-démangeaison sur le dos de la main qui revient, sans raison.
Elle agace.
N’a pas d’explication.
Pas de bouton.
Pas de plaie.
Mais elle est là.
La paupière saute.
C’est pas gênant.
Ça n’empêche pas de voir.
Ni de finir d’éplucher les pommes de terre.
Mais c’est un fait : ça saute.
Le ventre brûle.
On a besoin d’aller aux toilettes.
On le sent.
Pourtant, pas de menace.
Juste un dîner chez Jean-Paul et Marianne pour le réveillon.
Rien qui ne sorte de l’ordinaire.
Étrange.
D’autres fois, le corps hurle.
Souvent, il hurle de ne plus bouger.
Il y a juste eu deux-trois mots malheureux.
Rien qui n’annonce une immense tempête.
Et pourtant, tout s’est arrêté à l’intérieur.
Tout est suspendu.
À l’affût du prochain mouvement.
Du prochain son.
Quelque chose pourrait se produire.
Il indique le temps de la vigilance.
Avant, peut-être, celui de la fuite.

Il a déjà hurlé qu’il faut sortir.
Sortir de cette pièce.
De ce travail.
De cette relation.
De cette table de réveillon.
Quelque chose ne va pas.
Quelque chose de très dangereux est là, tapi, prêt à bondir pour nous attraper à la gorge.
Il peut même hurler franchement.
Saigner.
Faire mal.
Empêcher de faire quoi que ce soit d’autre tellement il hurle fort.
Dans ce cas, plus le choix, il faut l’écouter.
Le corps ne raisonne pas.
Il capte.
Il enregistre les micro-tensions, les incohérences, les ruptures de rythme.
Bien avant que la tête accepte de comprendre.
Hypervigilance et fêtes familiales
Et quand le corps sait avant la fête ?
Tout pousse à se réjouir.
Les bons mets savoureux.
Les cadeaux.
Les belles tenues.
Les animation, la décoration.
Mais dans le corps, ça tiraille, ça gratte, ça brûle.
Ça s’appelle l’intuition corporelle.
On sait qu’il ou elle sera là.
On redoute ce qui sera dit.
On appréhende les regards.
Les soupirs.
Les hochements de tête.
Les mouvements d’épaule.
C’est l’hypervigilance émotionnelle.
Le contrôle.
L’analyse de tout et de tout le monde.
Le malaise familial ou social est à son comble.
Le contraire d’un bon moment.
Et si on écoutait le signaux de notre corps pour une fois ?
Et si … on n’y allait pas ?
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