Certaines familles ne crient pas.
Elles se taisent.
Et ce silence devient une langue que l’enfant apprend avant même de savoir parler.
Le Festin des Silences est l’histoire d’une mémoire qui revient, d’une loyauté invisible, et du moment où comprendre peut bouleverser toute une vie.
Présentation du livre
Dans certaines familles, rien ne semble anormal.
Il n’y a ni cris, ni scandales, ni souvenirs spectaculaires. Tout paraît presque paisible. Pourtant, quelque chose s’installe très tôt : une vigilance constante, une attention aux humeurs de l’autre, une manière de se taire avant même de savoir pourquoi.
La narratrice a grandi ainsi.
Au gré des évènements, des fragments remontent — sensations physiques, images dispersées, silences familiaux — et elle découvre que l’absence d’événements visibles n’empêche pas la violence d’exister. Elle apprend aussi que l’enfant, pour survivre, peut transformer la réalité, déplacer la douleur et préserver coûte que coûte le lien avec le parent.
Le Festin des Silences explore ce moment fragile où comprendre devient inévitable. Entre mémoire et oubli, amour et loyauté, le roman suit un chemin intérieur : celui d’une femme qui tente de réconcilier ce qu’elle ressent aujourd’hui avec ce qu’elle n’a pas pu voir hier.
Ce n’est pas un livre d’accusation.
C’est un livre sur la perception, sur les mécanismes invisibles de protection, et sur la possibilité de se reconstruire lorsque les mots commencent enfin à rejoindre les sensations.
À travers une écriture intime et progressive, le récit interroge ce qui reste quand le silence a longtemps tenu lieu de vérité — et comment, parfois, comprendre permet de reprendre possession de sa propre histoire.
Thèmes du livre
Ce que le roman explore
- violences intrafamiliales invisibles
- mémoire traumatique
- dissociation émotionnelle
- loyauté familiale chez l’enfant devenu adulte
- protection du parent violent
- reconstruction et réappropriation de soi
- le corps comme lieu de mémoire
À qui s’adresse ce livre
Ce livre est pour vous si…
- vous avez grandi dans une famille où “tout allait bien” en apparence
- vous avez protégé un parent malgré la souffrance
- vous ressentez une culpabilité difficile à expliquer
- vous aimez les romans psychologiques intimes
- vous cherchez un livre qui aide à comprendre sans donner de leçons

Extrait
Nous voilà à table. Les hommes sont au bout, les deux garçons les ont rejoints cette année. C’est une nouveauté.
Ils grandissent. Il est temps pour eux d’écouter et d’apprivoiser les us et coutumes de leur statut. Mamie et Justine sont au milieu. Par expérience, on sait que ces places seront souvent vides, car elles ne feront qu’aller et venir en cuisine. Babeth et moi sommes en bout de table sans vraiment l’être. Il y a trois chaises vides qui nous regardent.
Nous dînerons avec les fantômes de la famille. Cela reflète l’ordre d’importance familial.
Le boys club, centre névralgique, cœur battant et cerveau de notre machine de guerre.
Les femmes serviles, ce sont les jambes, les petites mains et les ventres.
Et nous, avec Babeth, nous sommes sur la sellette : utiles ou non ? Allégeantes ou non ? Nous risquons sérieusement de sombrer du côté de l’abîme et de l’oubli. Ce dîner est une mise en garde.
Notes de l’autrice
J’ai écrit ce roman pour explorer ce qui ne se voit pas : les familles où il n’y a pas de cris, pas de coups, mais une empreinte durable…
Je voulais comprendre pourquoi certains enfants oublient pour survivre. Et beaucoup d’adultes, aussi.
Ce roman s’adresse aux corps habités en secret, aux voix qui n’ont pas encore osé sortir et célèbre le jour où l’on arrête de mentir.
Informations pratiques
Disponible :
- en audio et ebook dans la librairie du site : https://chroniquesintimes.com/librairie-chroniques-intimes/
- en ebook et livre papier sur amazon.
- en ebook sur le site de la FNAC.
À propos de l’autrice, Mathilde du Val
J’écris depuis les zones de bascule.
Mon travail explore les moments où le corps et la nature nous parlent, où les silences se fissurent, où les héritages invisibles affleurent, et où la création devient un geste de survie douce.
À travers récits, chroniques et formes sonores, je m’attache à une écriture incarnée, attentive aux sensations, au vivant, et à ce qui relie l’intime au monde.
Je ne cherche pas à réparer ni à expliquer, mais à ouvrir des espaces de reconnaissance, là où les mots peuvent aider à respirer, et parfois, à transformer ce qui se répète.