Quand sortir dehors devient un acte de survie douce
Les fêtes de fin d’année sont souvent des moments éprouvants.
D’abord parce qu’elles sont un temps de bilan.
Qu’ai-je fait cette année ?
Ai-je réussi ou échoué ?
Avec qui suis-je pour passer ces fêtes ?
Ai-je été invité·e pour le jour de l’an ?
Ai-je des amis qui pensent à moi ?
Ou est-ce que, comme chaque année, j’organise tout — avec cette pointe de lassitude qui s’installe, sourde mais tenace ?
Les fêtes de fin d’année charrient leur flot de questions, de peurs, de remises en cause.
C’est aussi, hélas, l’une des périodes où les suicides sont les plus nombreux.
La machine à penser tourne à plein régime.
Et, en tâche de fond, se prépare déjà l’épreuve des bonnes résolutions : harassante, culpabilisante, parfois violente.
On sort souvent de cette période plus épuisé·e que ressourcé·e
Et que dire du bilan familial imposé par les repas de fête ?
— Ça en est où ta boîte ?
— Tu signes quand ton CDI ?
— Toujours pas de bébé ? Pas de mariage ?
À cela s’ajoutent les divergences, moins dissimulées qu’à l’ordinaire : opinions politiques, héritage, changement climatique, maison de retraite de mémé, école à la maison de la petite Ophélie, vaccins…
La vie entière peut alors devenir un terrain de dissonances.
Dissonances intérieures, celles qui meurtrissent l’âme.
Dissonances extérieures, celles qui nous renvoient à nos contradictions.
Je ne suis pas eux. Je n’ai rien à voir avec eux.
Et pourtant… je suis eux.
Et si la solution était dehors ?
Le nez au vent froid.
Les cheveux lourds d’humidité.
La peau rougie par les morsures de l’air hivernal.
Là, au moins, la limite est franche. Claire. Précise.
Entre soi et l’extérieur.
Entre la chaleur interne et la surface glacée du tronc.
Entre les secousses du vertige intérieur et l’immanence de la nature.
Une feuille cuivrée qui ondule.
Un craquement de branche.
Un vol d’oiseau.
Chaque bruit, chaque texture, chaque couleur nous ramènent à nous-mêmes.
Et s’il n’en fallait pas plus pour traverser Noël ?
Je vous souhaite, pour cette fin d’année,
des arbres,
des ruisseaux,
des oiseaux à n’en plus finir.

Et à celles et ceux pour qui les fêtes s’annoncent comme une épreuve,
je vous souhaite un magnifique cerf blanc —déclencheur de révélations, libérateur de doutes.
Si tu veux en savoir plus sur la légende du grand cerf blanc, 👉 Le Festin des Silences t’attend.
Tu as aimé cet article ?
Reçois d’autres textes où la nature, l’intime et le vivant se répondent. En douceur.
Une nouvelle gratuite t’est offerte.