Quatre nouvelles où tout semble tenir.
Des absences.
Des silences.
Des bascules imperceptibles.
Jusqu’au moment où quelque chose cède.
Présentation du livre
Rien de grave. C’est ce qu’on se dit, au début.
Dans ce recueil de quatre nouvelles, j’explore ces moments où, en apparence, rien ne se passe. Des instants suspendus, presque ordinaires, où tout semble encore tenir.
Une amitié qui disparaît sans explication.
Un corps qui ne ressent plus rien.
Un homme qui comprend trop tard.
Des voix qui tiennent, encore.
Il ne se passe presque rien.
Et pourtant, quelque chose se déplace. Lentement.
À travers une écriture sensible et incarnée, ces récits donnent à voir ce qui vacille sans bruit : les absences, les silences, ces décalages imperceptibles qui finissent par tout faire basculer.
Jusqu’au moment où l’équilibre cède.
Thèmes du livre
Ce que le recueil explore
- Les absences qui prennent toute la place
- Le corps qui se coupe de lui-même
- Les relations qui se défont sans bruit
- Les silences et les non-dits familiaux
- Les bascules imperceptibles
- Les blessures invisibles de l’enfance
- Ce moment où tout cède… et où quelque chose recommence
À qui s’adresse ce livre
Ce livre est pour toi si…
- tu as déjà senti que quelque chose changeait, sans savoir quoi
- tu t’es retrouvé face à une absence impossible à nommer
- tu as connu des relations qui se défont sans bruit
- tu t’interroges sur ce que ton corps raconte quand il ne répond plus
- tu es sensible aux silences, aux détails, aux décalages imperceptibles
- tu cherches des textes qui font ressentir plus qu’ils n’expliquent
- tu aimes les histoires où tout semble tenir… jusqu’à ce que ça cède

Extrait
Ça va, Emma dort bien. Dans moins de 10 kilomètres, on y sera.
Continuer sur Rue d’Uhart/Rte de Bayonne/D918
Est-ce que je suis folle ?
Non, non.
Sûre que non.
Tu fais exactement ce que tu dois faire.
Tu es là où tu dois être.
Tu vas là où tu dois aller.
Là où tu dois l’emmener.
Prendre légèrement à gauche sur Rte d’Arnéguy/Rte d’Estella/D933
Continuer à suivre Rte d’Arnéguy/D933
8 h 54.
Ils vont bientôt se rendre compte au boulot que je suis pas là.
Est-ce que le téléphone est bien éteint ?
Oui. C’est bon.
Et si on nous arrête à la frontière ?
Et s’ils l’appelaient ?
Allez, y a pas de raison.
Avec la petite Opel Corsa de merde et le chapeau de paille sur le siège passager, on est indétectables. Ça va aller.
La petite dort. Aucune raison d’éveiller les soupçons.
Je fêterai le passage de la frontière avec un bon café.
Le meilleur de ma vie.
Notes de l’autrice
J’ai longtemps cru que les choses importantes se voyaient.
Que ce qui faisait mal avait un nom, une forme, un moment précis.
Et puis j’ai compris que le plus souvent, tout se joue ailleurs.
Dans ce qui ne se dit pas.
Dans ce qui se déplace lentement, presque imperceptiblement.
Rien de grave est né de ces endroits-là.
De ces moments où, en apparence, rien ne se passe et où pourtant, quelque chose cède.
J’ai écrit ces nouvelles pour approcher ces bascules silencieuses.
Je ne cherche pas à les expliquer, juste à les laisser apparaître.
Informations pratiques
Disponible :
- en audio et ebook dans la librairie du site : https://chroniquesintimes.com/librairie-chroniques-intimes/
- en ebook et livre papier sur amazon.
- en ebook sur le site de la FNAC.
À propos de l’autrice, Mathilde du Val
J’écris depuis les zones de bascule.
Mon travail explore les moments où le corps et la nature nous parlent, où les silences se fissurent, où les héritages invisibles affleurent, et où la création devient un geste de survie douce.
À travers récits, chroniques et formes sonores, je m’attache à une écriture incarnée, attentive aux sensations, au vivant, et à ce qui relie l’intime au monde.
Je ne cherche pas à réparer ni à expliquer, mais à ouvrir des espaces de reconnaissance, là où les mots peuvent aider à respirer, et parfois, à transformer ce qui se répète.